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Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Chères familles Cottier, chères familles
parentes ou alliées,
C'est avec un certain pincement de coeur, une réelle
appréhension et un terrible trac que j'ai
accepté de prendre la parole en cette journée
de fête.
Aussitôt que je me trouve en présence d'un
auditoire de plus d'une personne, je me panique,
bégaie et ne sais plus trop ce que je raconte. Aussi,
je vous prie de me supporter et de m'accorder toute votre
indulgence pendant les quelques minutes qui me sont
imparties.
En 1962, nous trouvant réunis, Roger, un de ses
frères et moi-même, nous avons
décidé qu'il serait agréable de se
réunir en famille, joyeusement, pour le plaisir de se
remémorer les bons moments de notre jeunesse, pour
cultiver l'esprit de famille.
Il fut décidé de créer un comité
appelé le CODEREDECODI ! Ne cherchez point la
signification de cette abréviation, vous ne trouverez
point. Cela veut tout simplement dire "Comité des
rencontres des Cottier disséminés". Une
première rencontre fut organisée à
Montricher, réunissant 60 personnes. Depuis,
d'année en année, nous nous retrouvons le
premier dimanche de septembre, tantôt dans le canton
de Neuchâtel, à Daillens, à la
Côte, mais le plus souvent à Missy dans une
charmante clairière, une prairie appelée
pompeusement le Grütli des Cottier. L'an dernier, nous
avons eu le grand plaisir et le rare privilège de
fêter les noces de diamant des parents. de Roger,
âgés de 89 et 88 ans.
C'est à l'issue de notre rencontre des Cottier, comme
nous l'appelons, en 1974, en dégustant un dernier
verre de blanc, assis sur le banc de pierre dominant le
Grütli des Cottier, que Roger émit l'idée
d'organiser la manifestation de ce jour.
Une première lettre fut envoyée, le 29
novembre 1974, à la Municipalité de Rougemont.
Le 17 décembre, nous recevions une réponse,
nous assurant l'appui des autorités de notre commune
d'origine et nous conseillant de prendre contact avec Me
Jean-Pierre Cottier, avocat à Lausanne.
Tout au long de l'hiver 1974-1975, nous discutons
régulièrement de cette fête
anniversaire, nous l'imaginons, nous la
façonnons.
En septembre 1975, prise de contact avec Me Jean-Pierre
Cottier. Quelle appréhension, pour nous simples
pékins des campagnes vaudoises. Erreur, nous trouvons
un conseiller plein de bon sens, enthousiasmé par
notre proposition, nous suggérant une quantité
d'idées. Le départ est donné, les
circulaires s'impriment, les inscriptions provisoires nous
annoncent environ 280 personnes. La machine était en
mouvement, il n'était plus possible de la retenir.
Accompagnant leur inscription provisoire, quelques personnes
se sont spontanément offertes pour participer
activement à l'organisation de cette fête. Le
comité était créé et, fait
agréable, composé de Cottier mordus et
décidés à préparer une grande et
belle manifestation.
Je tiens à remercier tous les Cottier qui, par
quelques mots de félicitations et d'encouragement
accompagnant leur inscription nous ont sou-tenu;
c'était à ce moment que nous commencions
à mesurer l'ampleur de la tâche, elle nous
effrayait quelque peu.
Les renseignements reçus sur vos origines ont
été soigneusement classés; ils ont
déjà permis à certaines familles de
retrouver des troncs communs; en outre, ils seront utiles
pour la continuation des recherches effectuées par
l'auteur de notre plaquette historique.
Je tiens à remercier particulièrement tous les
membres du comité et leur répéter
devant cette assemblée, l'immense plaisir que j'ai eu
à travailler en leur compagnie. Les séances
furent nombreuses et parfois très longues ! Je suis
sûr qu'aucun de nous n'a jamais été
effleuré par l'idée de renoncer, je vous en
remercie et félicite. Je désire encore relever
que toutes les idées émises lors de ces
séances ont été
réalisées, nous n'avons abandonné aucun
projet, même s'il nous posait des problèmes
paraissant insolubles.
Je remercie le maître d'hôtel et le chef
cuisinier grâce à leur expérience ils
nous ont facilité grandement la tâche.
Merci à tous les participants, grâce à
votre inscription vous avez permis d'atteindre notre but,
d'organisation de notre grande fête.
Pour terminer paraphrasant Corneille je pourrai dire " nous
partîmes 2 et par un grand renfort d'escadrons nous
nous retrouvâmes 500 à Rougemont" .
Maurice Cottier
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