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Chères famille Cottier en fête !
Dans la dédicace du livre d'or des familles Cottier
1276 1976, nous lisons " Le souvenir des
événements auxquels nos pères ont
été mêlés, les enseignements
qu'ils nous ont légués, les bienfaits que nous
devons à leurs courageuses initiatives ainsi
qu'à leur prévoyante activité sont le
patrimoine de tous, et il n'est pas de famille si humble qui
n'ait aussi pas ses annales et ses traditions. Le respect de
ce passé et l'attachement aux coutumes locales sont
encore les plus sûrs garants de l'amour de la
Patrie .... Saint Marc évoque dans
l'évangile d'aujourd'hui l'admiration des foules
devant les miracles de Jésus :
" il fait entendre les sourds et parler les muets. ... Tout
ce qu'il fait est admirable. "Notre petite patrie est un
chef-d'oeuvre de Dieu. Nous tous ici réunis nous
dirons : Tout ce que Dieu a fait est admirable.
Nous chérissons, d'instinct, la terre où nos
yeux et notre coeur ont éprouvé leurs
premières impressions, la ville ou le village dont
les rues les carrefours, les chemins familiers gardent le
souvenir de nos chagrins et de nos joies d'enfant, la
maison paisible, où des parents aimés
nous entouraient de tendresse, l'église on Dieu parla
si souvent à notre âme le cimetière
oû dorment ceux qui nous rattachent au passé.
Nous aimons cet ensemble de particularités
naturelles, de coutume, de lois qui donnent à notre
pays son caractère et son esprit. Nous sommes
attirés vers ceux qui nous ressemblent pan leur
langue, leurs goûts ou leur tempérament, vers
ceux dont les ancêtres furent unis aux nôtres
par une histoire commune et par une même
évolution. Si la Providence nous a fait quitter notre
pays d'origine pour nous conduire ailleurs, nous restons
fidèles à notre terre natale, mais non sans
nous attacher à notre patrie d'adoption, dont nous
serons aussi, quoique d'une autre manière, les
serviteurs. (Mgr.Marius Besson)
Nous, citoyens suisses de la montagne et de la plaine, nous
avons des raisons spéciales d'être patriotes
â la sainte volonté du Seigneur.
"Le cordeau nous a mesuré une portion magnifique, un
splendide héritage nous est échu."(Ps.XV)
Quand nous contemplons, d'où que ce soit, notre bonne
terre, le premier sentiment qui monte de nos coeurs, c'est
une gratitude vive et joyeuse, mêlée d'un peu
de fierté secrète, envers la Providence
à qui nous devons d'être les heureux enfants
d'une patrie privilégiée.
Tous les pays du monde ont leurs attraits, la Suisse a
reçu du Seigneur une part plus belle que beaucoup
d'autres. Si nous reposons nos regards sur les montagnes et
les champs qui forment le cadre de notre vie nationale, nous
ne nous lassons pas d'admirer cette nature merveilleuse
à laquelle aucun charme ne fait défaut, ni la
richesse des prairies fécondes, ni la magnificence
des vignes et des moissons, ni la profondeur des
forêts, ni la majesté' des hautes cimes
blanches, ni le sourire des lacs ensoleillés. Si nous
considérons nos villes et nos villages, nous y voyons
unis, plus fortement qu'ailleurs, l'attachement
fidèle au passé le souci constant du
progrès, le respect de la religion conservé
par le plus grand nombre de nos concitoyens, et tant
d'autres avantages sur lesquels nous aurons l'occasion de
revenir. Oh : vraiment il faudrait être pétri
d'une argile bien grossière pour ne pas aimer
d'instinct, une belle patrie.
Mais le patriotisme est plus et mieux qu'un sentiment
instinctif. C'est une vertu que toute homme, en conscience,
doit pratiquer. Nous ne pouvons pas vivre seuls : nous avons
besoin des autres. Par ses ressources naturelles, par ses
richesses intellectuelles, par ses institutions qui sont les
nôtres, qui sont faites pour nous et que nous
préférons à celles de n'importe quel
pays, fût-il plus grand et plus fort, la patrie nous
rend la vie passible et agréable. Nous devons donc
l'aimer, jusqu'à mourir pour elle s'il le faut, non
seulement parce que notre coeur nous y porte, mais parce que
la reconnaissance nous en fait un devoir.
De plus,nous, chrétiens, nous fondons nos vertus
civiques sur la religion Toute la Sainte Ecriture,
même l'Ancien Testament, est
pénétrée d'un ardent patriotisme, dont
la pensée de Dieu n'est jamais absente. C'est le
Seigneur lui-même qui conduit le peuple d'Israël
dans la terre promise Il se plait à lui en souligner
les charmes, pour qu'il l'aime davantage. Les malheureux qui
cherchent à parler dans un autre sens sont
traités comme des ennemis et périssent
lamentablement au désert. Les Fils d'Abraham ne
séparent point l'amour de Dieu et l'amour de la
patrie. Loin de la patrie, ils se sentent loin de Dieu. Ce
qu'ils font pour la patrie, ils le font pour Dieu. Quant il
tombent pour la patrie, ils regardent leur mort comme
sacrifice offert à Dieu.
Le Nouveau Testament nous donne l'exemple du Christ
lui-même, songeant aux maux qui devaient fondre sur
Jérusalem,capitale de son Pays, il versait des larmes
amères. Tout au long des siècles, nos
ancêtres se sont distingués par un patriotisme
profondément religieux. Ils priaient avant comme
après la bataille, mettant leur confiance dans le
secours divin.
Le caractère propre de notre Suisse, diverse par ses
quatre langues et ses nombreux dialectes, par les races et
les cultures, auxquelles se rattachent ses habitants,
même par les convictions religieuses différen-
- tes et néanmoins vraiment une, par-un seul
sentiment national et par une loyale collaboration.
L'étranger qui nous observe s'étonne bien
souvent _ de voir la manière dont nous vivons
ensemble, nous citoyens suisses, les relations cordiales que
nous entretenons. presque toujours les uns avec les autres.
Nous savons, nous, que cela n'est pas difficile,
précisément parce que l'organisation de notre
pays, la nature de notre peuple et la suite de notre
histoire nous inclinent les uns les autres à
respecter mutuellement nos droits et nos goûts.
Nous sommes d'abord les membres d'une commune ou d'une
paroisse et les enfants d'un canton, notre vie individuelle,
familiale, politique, même religieuse, se
développe d'abord dans le petit cadre de la
communauté familiale. Nous voudrons rendre
témoignage de notre vive gratitude à toutes
les mamans des familles Cottier durant ces 7 siècles
passés par une prière d'Henriette Charasson
:
"Ce soir, mon Dieu, mon coeur est lourd et
découragé :
Les enfants qui ne sont pas ce qu'il faudrait, l'âge
que j'ai. La fatigue, la maladie, l'argent qu'on perd et que
si difficilement l'on gagne.
Le silence et la solitude qui pèsent -lourdement,
parfois à la campagne.
Et toutes ces rebuffades, ces difficultés, ces
attentes vaines, ces non, ces si.
Mes doutes sur mon oeuvre que viennent renforcer. de la part
des autres les oublis.
Le sentiment de la vanité de mes efforts, l'angoisse
des années à venir.
Mon. Dieu, je vous l'offre puisque je n'ai que cela ce soir,
à vous offrir
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A l'honneur de tous les pères Cottier 1276 - 1976
une pensée de Charles Péguy : "pour les
enfants "
Ce ne sont point les enfants qui travaillent.,
Mais on ne travaille jamais que pour les enfants.
Ce n'est point l'enfant qui va au champs, qui laboure et qui
sème, et qui moissonne et qui vendange et qui taille
la vigne et qui abat les arbres et qui scie le bois pour
l'hiver. Pour chauffer la maison l'hiver.
Mais est-ce-que le père aurait du coeur à
travailler s'il n'y avait pas ses enfants.
Si ça n'était pas pour ses enfants.
Et l'hiver quand il travaille dur de la serpe et la scie et
de la cognée et de la hache.
Dans la forêt glacée....
Tout d'un coup il pense à sa femme qui est
restée à la maison
A sa femme qui est si bonne ménagère
Dont il est l'homme devant Dieu
Et à ses enfants qui sont bien tranquilles à
la maison Qui jouent et qui s'amusent à c'te heure au
coin du feu Et qui peut-être se battent ensemble
Pour s'amuser,
Ils passent devant ses yeux dans un éclair devant les
yeux de sa mémoire, devant les yeux de son âme.
Ils habitent sa mémoire et son coeur et son âme
et les yeux de son âme.
Ils habitent son regard,
Dans un éclair il voit ses trois enfants qui jouent
et qui rient au coin du feu,
" Ses trois enfants, deux garçons et une fille Dont
il est le père devant Dieu.
Son aîné, son garçon qui a eu douze ans
au mois de Septembre.
Sa fille qui a eu neuf ans au mois de septembre et son cadet
qui a eu sept ans au mois de juin.
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Pour terminer nous souhaitons à la grande famille
Cottier une maison selon les idées d'Abram Cottier et
sa femme Madeleine en 1784:
Par le secours divin nous avons fait batir cette maison
.
Que la fragilité de nos édifices nous en fasse
chercher des plus solides, afin qu'après avoir
séjournés ici bas comme étrangers des
cieux nous en soyons fait bourgeois pour vivre
éternellement avec tai. Amen
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