4 . LE COLLÈGE DES COTEAUX À PESEUX
Lors de notre Assemblée générale de 1996, nous avons eu loccasion de visiter le Collège des Coteaux, ses capteurs solaires et son stockage en terre. Le rapport annuel 1997 relatif aux performances de cette installation fait état de résultats assez spectaculaires, dont labaissement des consommations spécifiques dun facteur 4,5. Ceux qui seraient intéressés par le résumé qui va suivre peuvent demander communication du rapport complet auprès de B. Matthey S.A. 2205 Montezillon.
Le Collège des Coteaux a été agrandi et son volume est passé de 16'300 à 34'400 M3 SIA. Surface de référence énergétique : 7'855 M2 . Les installations de production de chaleur étant obsolètes, on en a profité pour placer une installation solaire avec stockage saisonnier et pompe à chaleur à gaz. L'objet du rapport est de donner les résultats d'exploitation de l'installation durant la première année complète de mesures et d'en tirer les premières conclusions.
Le système, dont les données d'exploitation sont détaillées dans le rapport, comprend :
L'ensemble du groupe chaleur-force et pompe à chaleur électrique constitue ce que nous appelons ici "la pompe à chaleur à gaz". Sa puissance nominale (désurchauffeur et condenseur compris) est de 135 kW, soit le 42 % de la demande totale des bâtiments.
La demande thermique des bâtiments, calculée selon SIA 380/1, est de 320 kW. Le principe de fonctionnement choisi et la hiérarchie d'enclenchement des composants de l'installation sont les suivants
Ainsi réglée, l'installation permet de couvrir 80 % des besoins par le groupe PAC gaz et capteurs solaires, la chaudière n'en couvrant que le 20 %.
Lorsque les besoins en eau chaude sont satisfaits, les capteurs
solaires sont connectés au réseau des absorbeurs et
contribuent à la recharge des sondes en terre. On évite
ainsi la surchauffe des capteurs.
Le bilan final, donné au tableau suivant est spectaculaire.
En effet, la consommation d'énergie finale nécessaire
au bâtiment passe de l'équivalent de 80'000 litres de
mazout par an (800 MWh) à 38-000 litres (384 Mwh), alors que
le volume du bâtiment a plus que doublé. L'indice
énergétique moyen est divisé par un facteur de
4,5 et passe de 794 à 176 Mj/M2 an. La part de
lénergie solaire dans le bilan du bâtiment atteint
près de 30%.
Les anciens bâtiments ont été rafraîchis.
Certains ont été isolés par l'adjonction d'un
étage, d'une aile nouvelle, ou par le changement de
fenêtres. Ils n'ont pas fait l'objet d'une isolation
périphérique, mais les toitures ont été
refaites au cours de l'année 1997. Le bilan de l'année
1997-1998 devrait donc être encore amélioré.
Ajoutons que les radiateurs ont été
équilibrés, la conduite à distance est mise hors
service en été, et l'on doit supposer que le rendement
de l'ancienne chaufferie devait être absolument
déplorable.
|
|
Avant transformations |
Après transformations |
|
Surface de référence |
3628 M2 |
7855 M2 |
|
Consommation d'énergie |
800 MWh/an |
384 MWh/an |
|
Indice énergétique |
Eth 794 Mj/M2 an |
176 Mj/M2 an |
|
Facteur d'amélioration de l'indice |
--- |
4,5 |
|
Valeur cible SIA pour bâtiments neufs |
--- |
290 Mj/M2 an |