10 . BRÈVES NOUVELLES
Si, pour l'heure, la fiscalité énergétique n'est encore qu'un concept virtuel, chacun a cependant déjà sa petite idée quant à son utilisation future. En vrac, on suggère de taxer l'énergie pour promouvoir le solaire (c'est l'idée de linitiative solaire et la solution adoptée par le National en juin), financer l'assainissement énergétique des bâtiments (solution du National), compenser les charges occasionnées aux entreprises et aux ménages (initiative «énergie et environnement »), remplacer les lourdes charges qui pèsent sur les salaires (contre-projet envisagé par la Commission des Etats), alimenter lAVS (initiative populaire des Verts), financer les infrastructures des transports publics (proposition du TCS). Il ne sera pas facile de faire le tri. Une coalition multipartite regroupée autour de Marc Suter et d'Eugen David doit présenter aujourd'hui quelques pistes permettant de débroussailler cette forêt d'idées.
(Bernard Wuthrich, JdG 06.02.98)
Des conseillers nationaux des quatre partis gouvernementaux et un libéral s'engagent pour une loi sur l'énergie favorisant un usage efficace de l'énergie et des énergies renouvelables. En marge de la révision de cette loi, ils ont fondé vendredi 6 février à Beme une coalition pluripartite et soutiennent une taxe d'incitation.
(Journal de Genève, 7/8.02.98)
Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) veulent s'engager en faveur du développement durable. Elles visent une «société à 2000 watts», soit une consommation énergétique trois fois inférieure à celle d'aujourd'hui. Ce projet s'articule autour de l'enseignement, de la recherche, des services et de léconomie privée. Quinze ans après l'introduction des sciences de l'environnement (en 1983 à Lausanne, en 1987 à Zurich), le Conseil des EPF a décidé de voir plus loin et plus large. Il a adopté une «stratégie pour l'environnement» orientée vers le développement d'une société durable, présentée vendredi à Zurich. Quelque 5,5 millions de francs doivent être consacrés à cette fin en 1998, et 8 millions environ en 1999, soit un peu moins de 14 millions au total. Une consommation de 2000 watts par habitant serait réalisable d'ici vingt à trente ans, estime le Conseil. Il ne s'agit pas de mettre un frein au progrès technologique, mais de réduire les besoins là où c'est possible et d'optimiser les dépenses énergétiques, a relevé Alexander Zehnder, directeur de l'Institut fédéral pour l'aménagement, l'épuration et la protection des eaux. Pour préparer la société et les étudiants à ce défi, l'enseignement, la recherche et les prestations de services fournies par les sites de Lausanne (EPFL) et Zurich (EPFZ) et les instituts qui leur sont rattachés seront réorientés.
(JdG-ATS 31-01-98)
A Genève, le Conseil économique et social (CES) a pris un pari ambitieux: intégrer la notion de développement durable dans l'aménagement du territoire, et cela dans toute la région franco-valdo-genevoise. A cette fin, il est en train de mettre au point une série d'indicateurs permettant de définir si un projet sera bon ou non pour les générations futures et s'il respectera la biodiversité. Le CES a présenté lundi son travail à mi-parcours. Il rendra sa copie définitive en septembre.
(Entreprise Romande 12-02-98)