9. SORTIE DU NUCLÉAIRE ? ENTRÉE DU SOLAIRE ?




Le 4 décembre, la SOFAS posait cette double question lors d'une journée d'information à Zurich. Quelques éléments de réponse sont évoqués dans le communiqué de presse.



Nous disposons de 75 milliards de francs suisses pour financer le passage de l'énergie nucléaire à un approvisionnement en courant électrique sans nucléaire et acceptable en CO2 , a déclaré d’emblée le président de la SOFAS.

Cette somme considérable serait investie dans le remplacement des centrales nucléaires de Gösgen, Leibsadt, Mühleberg, Beznau I et II. Elle comprend les coûts de construction, de fonctionnement, d’entretien et de démantèlement des nouvelles unités qu’il faudrait construire. (DOC/ThN-01)

La réunion de Zurich a mis en évidence ce qu’un investissement comparable permettrait d’atteindre par la mise en œuvre d’une utilisation rationnelle du courant, des centrales hydroélectriques, de l’énergie solaire et éolienne et, en cas de besoin, le couplage chaleur-force.

Il s’avère que le remplacement de 40% du courant nucléaire peut être réalisé par les techniques mentionnées ci-dessus. Pour cela il faut immédiatement faire démarrer une campagne nationale d’actions coordonnées qui couvrirait la période des vingt dernières années de fonctionnement des centrales actuelles. En guise de plate-forme pour le lancement de cette campagne, le programme qui fait suite à Energie 2000 serait tout indiqué, selon monsieur H-L. Schmid de l’OFEN. (DOC/HLS) Toutefois les investissements nécessaires ne viendront pas automatiquement du marché. Le prix du pétrole en baisse, la chute du prix de l’électricité, consécutive à la déréglementation, contrarient singulièrement un « engagement dans le changement ».

Les investissements dans l’énergie solaire, comme dans les économies d'énergies, doivent être considérés comme un abonnement général que l’on paie sur une durée de vie. Si tel était le cas lors de l’achat d’une automobile, il faudrait payer en une fois l’essence pour les 120'000 km d’utilisation, et dans ce cas l’on choisirait certainement celle qui consomme le moins.

Conrad U. Brunner montra de façon impressionnante qu'il existe de nombreuses possibilités encore inemployées à ce jour d’investissement dans une utilisation efficace du courant. (DOC/CUB)
Grâce à elles 20% environ de la consommation électrique actuelle pourrait être économisé.

Eric Nussbaum de l’ADEV montra les possibilités d’utilisation d’un couplage chaleur-force neutre en ce qui concerne le CO2. (DOC/EN)

Thomas Nordmann montra comment 10% du besoin actuel de courant pourrait être couvert d’ici 20 ans par l’emploi de l'énergie solaire thermique, photovoltaïque et éolienne. (DOC/ThN-02)

Par sa résolution favorable à une taxe liée sur l’énergie, le Conseil national a quasiment accepté de façon anticipée les postulats de l’initiative solaire. Là-dessus les demandes des cantons disposant de ressources hydrauliques ont aussi été prises en considération. Cela nécessite une rapide modification des conditions-cadre politiques, telles qu'elles ont été formulées dans la résolution relative à une taxe sur l’énergie par le Conseil national (Conseiller national R. Strahm).



Nous demandons simplement qu’un marché, stimulé par des impulsions financières, se développe librement pour les investisseurs conscients des problèmes énergétiques.




 | retour |