| 2. ENGAGEMENT DES MEMBRES DU COMITÉ |
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Ils sont industriels, ingénieurs, installateurs. Ils fabriquent, calculent ou montent des installations solaires. Ils vous disent pourquoi. |
Bernard Matthey, Montezillon, ancien Président de la PROMES L'énergie, ma question de liberté. Les raisons de voter 3 x OUI le 24 septembre sont multiples et justifiées. Elles vous seront rappellées tout au cours de ce numéro de PROMES NEWS et dans la presse. La principale à mes yeux tient surtout à la possibilité donnée d'améliorer ainsi l'indépendance énergétique du pays mais aussi de tous les pays développés, gros consommateurs d'énergie et donc géants aux pieds bien fragiles. Cette indépendance va de pair avec son indépendance politique. Que n'a t-on rêvé de disposer d'énergie en suffisance pour mieux résister aux pays de l'Axe durant la deuxième guerre mondiale. Que de massacres n'a-t-on commis pour disposer d'énergie en suffisance. Iran contre Irak, guerre du Golfe, troubles en Afrique centrale, guerre de Tchétchénie pour les plus récents, ces conflits ont bien le pétrole pour origine. Hergé l'avait d'ailleurs dit dans " L'oreille cassée " par exemple. Tous les moyens doivent être mis en uvre pour accroître notre indépendance énergétique parce qu'elle est source de liberté. L'effort qu'on nous demande aujourd'hui est ridicule en regard des bénéfices que l'on en retirera. Tout compte d'apothicaire est, en la matière, le fait de gens qui n'ont pas de vision politique, ou dont les intérêts privés passent avant l'intérêt général. Est-ce si subversif que cela que de rappeler qu'un mètre carré de capteur solaire thermique produit chaque année l'équivalent de 50 litres de pétrole. Les solaristes suisses le disent depuis le début des années septantes et ont maintenant démontré que rassemblées, les énergies renouvelables associées à une gestion intelligente et parcimonieuse de l'énergie sont à même de nous apporter indépendance, liberté et un environnement préservé. |
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| Jean-Marc Cottier, Genève, Vice-Président PROMES Trois raisons pour 3 x OUI OUI, le solaire thermique est déjà compétitif dans certains domaines. Pour la préparation d'eau chaude sanitaire, pour le préchauffage associé à une autre énergie, pour les besoins de chaleur à basse température, le kWh solaire est compétitif avec d 'autres sources d'énergies conventionnelles. OUI, le courant photovoltaïque est prêt à remplacer le courant nucléaire. La technologie est parfaitement au point, la fiabilité est assurée, la nature décentralisée de l'énergie solaire est un atout majeur. OUI, la substitution est génératrice d'emplois et favorable à l'économie. Le secteur économique qui met en uvre l'énergie solaire est un vrai secteur économique, générateur d'une importante activité industrielle et artisanale. La substitution est favorable à l'environnement et nous évitera les coûts induits de la pollution. |
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Jean-Pierre Rossy, Vice-Président PROMES, Energie Solaire SA à Sierre A Barcelone, un arrêté municipal, connu sous le nom d'Ordonnance de Barcelone, impose l'installation de capteurs solaires pour la production d'au moins 60 % de l'eau chaude sanitaire lors de toute nouvelle construction ou rénovation. Suivant l'exemple de la municipalité de Barcelone, plusieurs agglomérations voisines s'apprêtent à promulguer (ou l'ont déjà fait) des règlements allant dans le même sens. De telles mesures, si elles demandent une bonne dose de courage aux politiciens qui les ont proposées et défendues, sont probablement beaucoup moins impopulaires et bien plus efficaces que la solution qui consiste à instaurer de nouvelles taxes dont l'impact et l'utilisation sont loin d'être garantis. En Suisse, une mesure de ce type (peut-être assortie d'une suppression de la TVA sur les installations solaires) aurait sans doute pu trouver l'aval tant de la gauche écologique que de la droite libérale. |
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| Jean Graf, Fontanezier, ingénieur ETS-UTS, secrétaire de la PROMES Polémique oblige Ces Messieurs-dames du Vorort, de l'USAM et de la SDES agissent comme si toute l'économie se tenait derrière eux. Ce qui est évidemment faux puisqu'ils sont contredits par les associations professionnelles, en particulier celles des techniques du bâtiment qui recommandent de voter OUI le 24 septembre, et qui le feront savoir publiquement ces prochains jours. Le peuple suisse saura alors très certainement choisir entre le point de vue des aparatchiks de l'économie et celui de professionnels bien intégrés dans l'économie du pays. Le peuple suisse se montrera ainsi plus intelligent que ses patrons en contribuant activement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la protection de l'environnement, au développement durable ainsi qu'à la sécurité d'approvisionnement énergétique et en créant des emplois. |
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Pascal Affolter, Solstis Sàrl, Technique photovoltaïque, Genève Evolution rime avec diversité et complémentarité. Exemple : les télécommunications. Pour communiquer avec mes clients, collègues ou amis, je choisis parmi une offre variée de technologies complémentaires : courrier conventionnel, courrier électronique, fax, téléphone fixe ou mobile. Il en va de même pour la production d'électricité et de chaleur : nous allons recourir à une palette de filières diverses et complémentaires. Les énergies renouvelables sont déjà et seront toujours davantage un complément indigène, fiable et écologique aux technologies classiques. Dans un contexte de relance économique où l'optimisme est de mise, l'objet des votations de septembre prochain offre à chacun la chance de participer à un événement historique. Dans une génération, on reparlera encore de ce triple OUI. Nos enfants nous remercieront d'avoir, en septembre 2000, eu un peu le goût du risque (financier) et fait preuve de beaucoup de sagesse. |
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| Claude Jobin, Agena SA, Moudon Le 24 septembre : un choix de société 1975, une petite phrase du patron de l'entreprise m'employant allait me sortir de mon morne train-train d'apprenti dessinateur en chauffage : " nous allons faire des capteurs solaires ! " Nous émergions de la crise du pétrole de 1974 et des dimanches sans voitures avec une prise de conscience bien réelle des problèmes d'approvisionnement énergétiques du moment et du futur. Les idées foisonnaient pour tenter de diversifier nos ressources énergétiques et ceci dans un joyeux désordre de systèmes et d'entreprises diverses ! les énergies solaires, biogaz, bois et éolienne étaient soudain projetés sur l'avant de la scène. Leurs possibilités tour à tour exagérées ou minimisées étaient encore inconnues et malgré cela une clientèle visionnaire croyait déjà à ces énergies renouvelables et non polluantes. 25 ans plus tard, le virus de l'utilisation de l'énergie solaire contracté à l'époque alimente toujours notre motivation dans le travail quotidien au sein de l'entreprise que je dirige avec Monsieur Fracheboud, mon associé. Cette " philosophie " s'est étayée au fil des années d'un souci général pour une gestion de notre environnement respectueux de l'homme et de la nature. Le 24 septembre nous n'allons pas voter pour ou contre des taxes tel que cela est (à mon avis) maladroitement présenté par les initiateurs suisses alémaniques du projet " Solarrappen ". L'utilisation des redevances se veut incitative et c'est bien un choix de société qui nous est proposé. Je choisis la société de l'utilisation rationnelle de l'énergie et des énergies renouvelables contre celle du gaspillage d'énergies non renouvelables et polluantes. J'accepte de moins en moins (et même quelquefois cela m'énerve !) le vrombissement du brûleur d'une chaudière à mazout produisant un peu d'eau chaude en été. Je n'accepte plus (et cela m'énerve toujours !) l'échouage d'un pétrolier sur une côte de Bretagne. Je n'accepte pas d'entendre que " les énergies renouvelables ne sont pas rentables " ; les critères économiques sont totalement faussés par une vision obsolète ne considérant pas tous les aspects d'un problème : - à quel " fabricant " à t'on payé le pétrole que nous exploitons ? cette manne providentielle, en grande partie source du bien être de nos sociétés développées, sera épuisée en 2, 3 ou 5 siècles, petit détail de délai en regard de l'histoire du monde. - Qui a financé les énormes crédits consacrés au développement de l'énergie nucléaire et aujourd'hui à la gestion des déchets engendrés ? - Qui paye les coûts sociaux, influences sur la santé, dégradation aux bâtiments, modification du climat et ses conséquences, engendrés par la pollution due à la combustion des énergies fossiles ? La réponse est simple : vous et moi par nos impôts et dépenses privées. Le prix des énergies dites classiques ne tient pas compte de tous les frais qu'elles engendrent pour la société et les particuliers que nous sommes. C'est pour tenter de corriger ces disparités et donner enfin leur véritable place aux énergies renouvelables que je voterai 3 x oui le 24 septembre. L'acceptation de ces objets engendrera d'autres conséquences positives dont chaque particulier tirera bénéfice. Saviez-vous que : - Les produits de la redevance incitative et du centime solaire seront intégralement réinvestis pour favoriser l'utilisation des énergies renouvelables et les économies d'énergies. La diminution de la consommation d'énergie non renouvelable induira un bénéfice financier pour tous les ménages. - L'article constitutionnel en faveur de l'environnement permettra une baisse des charges salariales (pour l'employé et l'employeur) identique pour tous les salariés. - Une part de l'argent que nous dépensons actuellement à l'étranger pour notre approvisionnement énergétique pourra être investi en suisse pour la création de postes de travail dans des entreprises spécialisées dans les domaines énergétiques. - L'énergie électrique d'origine hydraulique produite dans notre pays sera soutenue, en cas d'acceptation le 24 septembre, lui permettant de rester concurrentielle face à l'énergie électrique nucléaire et thermique provenant de l'étranger. - En cas de refus, le 24 septembre, une taxe sur le CO2 portant sur les énergies fossiles, sauf le nucléaire, entrera en vigueur. Cette taxe pure serait comparable à un impôt, au contraire des 3 objets du 24 septembre et viserait les conséquences de la pollution sans effets incitatifs directs pour l'éviter ! Par ses choix et son comportement, l'homme a le pouvoir d'influencer son environnement. A court terme, les générations actuelles peuvent parfaitement vivre avec les réserves d'énergie fossiles dont nous disposons et se satisfaire d'un environnement allant en se dégradant en raison de la pollution et des catastrophes climatiques. Il n'en sera certainement pas de même pour nos enfants et les générations futures Pour aujourd'hui et demain je voterai 3 x oui le 24 septembre. |
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Max Schneider 3 x oui, essentiel pour ne pas manquer ce tournant L'USAM pour 3 non et CLIMA·SUISSE pour le 3 x oui. Comment l'expliquer, comment ne pas être désemparé par rapport à des prises de position aussi divergentes ? L'analyse serait trop longue pour ces quelques lignes, mais un constat s'impose: dans chaque association où il n'y a pas eu de débat, c'est le réflexe politique qui l'a emporté. Dans toutes les associations professionnelles où le débat a eu lieu et que l'enjeu a bien été analysé , c'est le 3 x oui qui s'est imposé. Il y a 10 ans, cela paraissait impossible : aujourd'hui, les dirigeants d'entreprise et les syndicats ont découvert dans les énergies renouvelables un potentiel d'activité énorme à court comme à long terme. Les métiers concernés sont : Tous les métiers du bâtiment en général, de plus se seront l'ensemble des bureaux d'études techniques qui seront aussi concernés : les installateurs électriciens, les installateurs chauffagistes, les installateurs sanitaires, les ferblantiers, mais aussi les milieux agricoles, de la filière bois et autres... A l'occasion de cette votation sur les énergies renouvelables, les PME suisses, les artisans de la construction et les bureaux d'études ont donc tout à y gagner. C'est tout simplement le choix d'un peuple entre l'importation de ressources énergétiques non renouvelables ou l'usage massif d'un savoir-faire existant qui ne demande qu'à se développer. Nous possédons aujourd'hui l'avance technologique dans ce domaine, par exemple pour les composants de capteurs solaires et les convertisseurs électroniques, qui sont les mieux cotés au monde. C'est essentiel de ne pas manquer ce tournant. Le savoir -faire et les matériaux : tout est à notre disposition pour substituer une grande partie de notre consommation d'énergie. Les coûts ne seront pas plus élevés, bien au contraire : en investissant aujourd'hui, la Suisse investit pour un avenir plus sûr et c'est donc pour cela qu'un vote 3 x oui est une démarche d'avenir. La particularité de ce vote est qu'il existe des dirigeants politiques de droite comme de gauche qui soutiennent le 3 fois oui. Il n'y a pas de clivage gauche droite. Le pétrole et autres sources d'énergies fossiles sont aujourd'hui encore à disposition à un prix acceptable, c'est donc maintenant que nous pouvons financer cette mutation. Demain ce même travail deviendra plus lourd financièrement et le savoir-faire sera importé. Les Allemands et les Danois l'ont compris et ont pris des décisions politiques dans ce sens en matière d'énergie. Espérons que les PME respectueuses de l'environnement et ayant une vison d'avenir remporteront cette votation du 24 septembre. |
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