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Le 20 septembre 2000 les Electriciens Romands organisent une rencontre au Palais de Beaulieu, dont le thème sera: " Le dilemme des taxes énergétiques ".
Le titre de l'intervention de monsieur Michel Barde, secrétaire général de la Fédération romande des syndicats patronaux annonce la couleur : Fiscalité solaire : on vous promet la lune.
C'est grave ! L'association faîtière des patrons romands n'est pas informée des immenses progrès que les énergies renouvelables ont réalisés ; elle conserve l'image de l'écolo rêveur et n'accorde aucun crédit à l'énorme potentiel économique que ce secteur représente.
Ce scepticisme est certainement partagé par nombre de citoyens mal-informés qui ne voient dans le centime solaire qu'un gaspillage de leurs impôts (d'où un grand besoin d'information).
Mais ne serait-ce pas plutôt les électriciens pro-nucléaires qui nous ont promis la lune ?
Nous avons posé la question à Monsieur Barde
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Monsieur le secrétaire général de la FSP,
On nous promet la lune, dites-vous au sujet de la " fiscalité solaire "
Non Monsieur Barde, on vous promet le soleil !
Nous avons déjà suivi ceux qui nous avaient promis la lune en 1955.
C'était l'après-Hiroshima et les producteurs d'électricité nous promettaient le courant électrique quasi-gratuit ; c'était pendant la première conférence à Genève " Atom for peace " ; j'y étais et j'y ai cru sur le moment !
Cinquante ans plus tard les pays les plus clairvoyants en sont revenus et le nucléaire n'aura été pour eux qu'une parenthèse qui leur aura permis de se désengager partiellement des hydrocarbures et de passer à une ère de saine gestion énergétique.
En Allemagne, depuis cette année, les distributeurs d'électricité achètent aux producteurs le courant solaire au prix de revient, permettant à l'industrie photovoltaïque allemande de se développer. En Suisse, les chercheurs et les industriels occupent une position de pointe dans le domaine des énergies renouvelables, mais nos distributeurs continuent à discriminer ces sources d'énergies, d'où la nécessité du " centime solaire ".
Grand paradoxe de la campagne qui prépare cette importante votation : Les organismes supposés défendre le développement de l'économie suisse sont en train de scier la faible branche renouvelable de notre politique énergétique ! Une branche pleine de promesses, compatible avec un environnement déjà très malmené et, de plus, créatrice d'emplois dans notre pays.
Le soleil n'a jamais éclipsé la lune, mais il éclipsera le nucléaire dans le courant de ce siècle, et nous risquons fort de devoir acheter à l'étranger une technologie que nous maîtrisons aujourd'hui parfaitement.
Est-ce le rôle des organisations patronales d'essayer de convaincre le citoyen suisse que le coût de deux cafés par mois est trop cher payer pour assurer un avenir meilleur à ses enfants ? Les adversaires du " 3 X OUI " ne défendent que les intérêts d'une certaine industrie incapable de s'adapter aux réalités présentes.
Avec nos sentiments les meilleurs.
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et Monsieur Michel Barde nous a répondu :
Monsieur le Vice-président,
J'accuse réception de votre lettre du 10 juillet 2000 et vous en remercie.
En 1983, la Fédération des syndicats patronaux a inauguré un bâtiment annexe à son siège principal comprenant ce qui était à l'époque la plus importante installation solaire en milieu urbain de Suisse. Cette installation était développée notamment en coopération avec l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.
C'est dire combien nous sommes soucieux de la poursuite des recherches dans ce domaine.
C'est pour d'autres raisons que nous ne pouvons en revanche donner notre aval aux projets qui seront soumis au peuple le 24 septembre prochain. Nous aurons évidemment l'occasion d'y revenir.
En vous remerciant encore une fois de votre envoi, je vous prie de croire, Monsieur le Vice-président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
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Depuis 1983 la F.S.P. a certainement dû s'acheter
une calculette solaire pour soutenir
l'industrie photovoltaïque suisse....
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