| 4. RÉFLEXIONS D'UN INDUSTRIEL |
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Après le 24 septembre 2000, l'opinion d'un membre du Comité de la PROMES Contrairement à ce que d'aucuns voudraient laisser entendre, le peuple suisse, dans sa majorité, n'a pas dit non à l'énergie solaire. Le 24 septembre dernier, il n'a pas dit non au développement des énergies renouvelables, ni à la protection de l'environnement, n'en déplaise aux défenseurs des acquis du nucléaire et d'autres . Le peuple suisse a dit non à des propositions peu claires et à une méthode de promotion des énergies renouvelables qui ne l'a pas convaincu. Il a dit non, entre autres,
Le peuple suisse a compris que ce ne serait pas ces taxes qui résoudraient les problèmes de pollution et faciliteraient la sortie rapide du nucléaire. Il aurait, peut-être, cautionné des mesures plus équitables et plus efficaces. Les déclarations fatalistes et les menaces de mesures punitives n'apporteront rien. Il serait plus constructif de tirer la leçon de ce refus et d'étudier des propositions acceptables. Bien que les technologies suisses des énergies renouvelables soient performantes et en constant développement (n'en déplaise à M. Leuenberger), il est utopique de prétendre que notre société pourrait, du jour au lendemain, se passer d'une certaine proportion d'énergies non renouvelables et polluantes pour couvrir ses besoins essentiels. S'il faut introduire des taxes dissuasives ou pénalisantes, elles ne doivent toucher que la consommation excessive et la part qui pourrait, à coût raisonnable, être couverte par des énergies renouvelables. Parallèlement, les bons consommateurs devraient bénéficier d'une conséquente réduction de charges; les pertes fiscales qui en résulteraient seraient largement compensées par les prélèvements aux mauvais consommateurs. La PROMES veut apporter son concours à tous les défenseurs des énergies renouvelables et de la qualité de l'environnement qui s'attacheront à développer et à proposer des solutions réalistes, applicables dans les plus brefs délais. D'autre part, et plus encore que par le passé, la PROMES exigera un contrôle strict de l'utilisation des fonds publics destinés à la promotion du solaire par SuisseEnergie (ex Energie2000) et par les multiples appareils mis en place dans l'intention de gérer la redistribution des taxes. Jean-Pierre Rossy |
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