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Le nouveau programme énergétique suisse est entré en vigueur mardi
30 janvier 2001.
" Ce dispositif, intitulé SuisseEnergie, paraît beaucoup plus sérieux
que son prédécesseur " affirme Bernard Wuthrich, dans le
TEMPS du 31.01.01.
L'avons-nous assez dit que E2000 n'était pas sérieux, mais sans
échos ni améliorations !
Heureusement, les votations du 24 septembre 2000 ont bien mis les
choses à plat :
Si l'économie suisse ne veut pas aider le développement des énergies
renouvelables elle prend le risque de lourdes taxes sur le CO2 en
2004 ou 2005.
Du coup, tout se met en branle et qui retrouve-t-on dans SuisseEnergie
?
On y retrouve EconomieSuisse (qui a tiré à boulets rouges contre
les renouvelables),
par le biais de l'Agence de l'Energie, laquelle devra bien, peu
ou prou,
collaborer avec l'Agence des Energies renouvelables.
De là à penser que les 10 millions dépensés par EconomieSuisse pour
lutter contre l'inévitable auraient pu trouver une meilleure utilisation
dans cette future collaboration….….
JMC
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SuisseEnergie, le nouveau programme de politique énergétique, a été
lancé mardi au cours de 51 manifestations dans tout le pays. A Berne,
le président de la Confédération, Moritz Leuenberger, a souligné le rôle
déterminant de SuisseEnergie pour la maîtrise de l'énergie dans le sens
du développement durable. Ce programme qui succède à Energie 2000 bénéficie
du soutien de la Confédération, des cantons, des communes, de l'économie
et des organisations écologistes.
SuisseEnergie vise à populariser les techniques ayant un bon rendement
énergétique et le recours aux énergies renouvelables, ce dont le secteur
économique profitera également. La sécurité d'approvisionnement de la
Suisse s'en trouvera renforcée. Le président de la Confédération l'a souligné:
étant donné que les marchés vont s'ouvrir et vu la dépendance excessive
de notre pays à l'égard du pétrole, ce programme revêt la plus grande
importance.
La diminution des rejets de CO2 exige des efforts
accrus
Comme l'a dit Monsieur Leuenberger, il ne suffira pas de poursuivre le
programme Energie 2000 pour assurer un approvisionnement énergétique durable.
Car les conditions du statu quo (loi sur l'énergie et mesures volontaires
selon Energie 2000) permettront au mieux de stabiliser les rejets de gaz
carbonique, mais non d'en réduire le volume comme l'exige la loi. Or la
Suisse s'est engagée à diminuer ses émissions de CO2 de 10 % par rapport
à 1990, cela d'ici à 2010. Des mesures supplémentaires seront nécessaires
pour y parvenir
Il faut en premier lieu augmenter l'impact des mesures
volontaires, a dit le chef du DETEC. Les agences dont l'intervention est
prévue dans les lois sur l'énergie et sur le CO2 devraient s'y engager.
Une démarche commune et certains principes dans ce sens ont déjà été fixés
par le département et l'agence de l'énergie pour l'économie (AEnEC). Ainsi
les conventions pour la mise en œuvre de la loi sur le CO2 ne devraient
pas entraver la croissance des branches impliquées. Quant aux branches
et entreprises qui atteindront les objectifs fixés, ladite loi prévoit
de les exonérer de la taxe potentielle.
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