6. POUR OU CONTRE LA LME  ?

Partisans du pour et du contre s’affrontent même chez les défenseurs de l’environnement :

Le WWF soutient ce que rejettent les Verts. Leurs prises de position n’aident guère à se faire une opinion ; tout au plus à comprendre leurs motivations. (Communiqués de presse des Verts suisses du 25.11.2001 et du WWF Suisse du 15.04.2002 sur notre site Internet).

Un aperçu des positions peut aider à comprendre les enjeux :

POUR

La droite

Une partie de la droite au nom de la libre concurrence

La gauche

Une partie de la gauche alémanique en fonction d’une problématique baisse de prix

L’environnement

Une partie des écologistes comme le WWF qui pense avoir obtenu quelque avantage dans les dispositions du projet d’ordonnance du CF.

CONTRE

La droite

Les électriciens qui tentent de protéger leur " chasse gardée "

La gauche

Les syndicats qui craignent des pertes d’emploi

L’environnement

Le gros des écologistes qui redoute que les lois du marché issues de la LME ne réduisent à néant tous leurs efforts


En réalité l’objet même du débat parait dépassé, dans la mesure ou de nombreux distributeurs sont déjà engagés dans de nouvelles stratégies de regroupement (Swiss City Power, Axpo, Avenis trading ). Rationalisation certainement, perte d’emplois probablement, effet sur l’environnement encore inconnu. C’est bien sur ce point que s’articule la frontière entre les "pours" et les "contres". Remarquons toutefois la prise de conscience, plutôt tardive, des électriciens pour les problèmes d’environnement ! " ….Des années durant ces services qui se disent publics ont combattu une politique énergétique digne de ce nom, refusant à la Confédération les compétences indispensables dans ce domaine et ne cachant pas leur dédain pour les énergies alternatives. Tous leurs efforts tendaient prioritairement à accroître la consommation voir en particulier l'encouragement du chauffage électrique et une structure tarifaire peu favorable à un usage ménager de l'énergie….. "

Le débat concernant toutes les formes de libéralisation est fondamental, mais il est secondaire dans le cas des énergies renouvelables. Notre préoccupation actuelle est de continuer à développer et à produire des énergies favorables à l’environnement, et dans ces conditions :

Si la libéralisation devait amener une vraie transparence des coûts et donc l’intégration des coûts indirects actuellement supportés par la collectivité, nos conditions de compétitivité en seraient grandement améliorées et alors….

Mais aussi longtemps que les énergies renouvelables ne sont pas traitées équitablement et que nous avons besoin des béquilles des subventions, une baisse de prix de l’énergie nous est préjudiciable et alors….

oui à la LME

non à la LME

L’Assemblée générale de la PROMES a rejeté la LME à une forte majorité.

Jean-Marc Cottier


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