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En 1887 je repartis pour la Russie et je fus précepteur des enfants de M. Goudine-Levkovitch jusqu'en 1889.
Au mois de septembre 1889 je subis avec succès l'examen pour l'obtention du diplôme de maître de français et fus nommé au poste de maître de français au gymnase classique de Jitomir (Volhynie).
En 1891 je fus appelé à Kief au 5ème Gymnase.
Dès lors je ne quittai plus cette ville et j'y occupe actuellement les places suivantes:
Maître de français au 5ème Gymnase et à la 1ère Ecole de Commerce, maître de langue et de littérature française à l'Institut des Demoiselles Nobles, lecteur en langue française aux Cours supérieurs pour femmes, membre de la Commission pour l'obtention du diplôme de maître dans les Gymnases.
Je parle et j'écris, outre le français, l'allemand et le russe.
Je comprends et j'écris l'anglais, l'italien, le tchèque et le polonais. Je parle l'anglais et l'italien, mais moins couramment que l'allemand et le russe.
Enfin j'ai publié: 1) Un Manuel sous le titre de "Cours de langue française" en trois parties. 2) Deux brochures sur l'histoire du théâtre en France au Moyen-Age et au 17ème siècle. 3) Des extraits du "Petit Chose" de Daudet, à l'usage des classes avec des annotations et un dictionnaire franco-russe. 4) Des extraits des "Misérables" de Victor Hugo, à l'usage des classes avec des annotations et un dictionnaire franco-russe. 5) Un Recueil de Morceaux tirés des meilleurs auteurs russes pour la traduction de russe en français et 6) Un Compte Rendu (en russe) du Congrès des maîtres de langues vivantes à Paris en 1900.
En outre, monsieur le directeur des Cours de Vacances de l'Université de Genève a bien voulu me charger des Conférences de Stylistique basées sur la traduction d'auteurs russes et, depuis 2 ans, des Conférences de Stylistique basées sur la traduction d'auteurs tchèques.
Pour terminer je me permets d'ajouter que si je me suis décidé à abandonner la carrière de l'enseignement en Russie et à venir me fixer définitivement à Genève, c'est pour permettre à mes 2 fillettes (agées de 8 et de 10 1/2 ans) de faire leurs études dans nos écoles genevoises.



Ainsi se termine la carrière d'Albert Roussy en Russie.
La Révolution et, très certainement, le désir de Louisa-Clémentine de rentrer à Genève, l'incitent à chercher une nouvelle situation dans sa ville natale.

Le 4 novembre 1908 il est nommé Secrétaire de l'Université, choisi par le Bureau du Sénat " parce qu'il connaissait l'allemand, l'italien, l'anglais, le russe, le tchèque et le bulgare et présentait toute les qualité qu'on peut exiger du futur secrétaire: esprit d'ordre et d'organisation, culture générale, caractère tranquille et sûr ".



" Il remplit ses fonctions avec la conscience du devoir que tous lui connaissaient et le 16 juin 1931, le Conseil d'Etat acceptait sa démission avec honneurs et remerciements pour ses bons et loyaux services, lui conférant le titre de secrétaire honoraire, tandis que l'Université lui décernait la médaille universitaire" .
(Hommage d'Hermann Blanc qui fut son successeur au Secrétariat de l'Université).




Le 20 janvier 1955, un deuxième hommage lui était rendu par le Cub Alpin Suisse, dont il fit partie pendant 50 ans, et qui lui avait accordé le rare privilège de Membre d'honneur du Comité central et de la Section genevoise.

" Nul plus qu'Albert Roussy n'avait mérité du Club alpin suisse cette suprême distinction, car il l'avait servi, ce club, tout au long de sa belle et féconde carrière d'alpiniste, avec le plus entier dévouement, sans défaillance et avec tout son coeur."
(Hommage de John Charpié, président de la Section genevoise)


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